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Des jeunes critiques pour présenter les séances
Mon 1er Festival a invité de jeunes critiques à présenter chacune des séances du mercredi et du week-end et à partager avec vous leur passion du cinéma.
Faites leur connaissance dès maintenant, en attendant de les rencontrer dans les salles.
Delphine Drieu La Rochelle : Le Denfert
Critique pour : Première.fr
Comment êtes-vous tombée dans la potion magique du cinéma ? Petite j’adorais me tapir en haut de l’escalier pour regarder en cachette les films d’action de mon papa. À l’époque, Stallone, Schwarzy et Van Damme étaient mes héros favoris ! Coup de blues un dimanche soir ? Que regardez-vous pour vous remettre sur pieds ? Chantons sous la pluie pour son humour indémodable et le fabuleux Donald O’Connor ! Le(s) film(s) que vous avez vu(s) 10 fois, ou 20, ou 50... Princess Bride pour son côté tendrement loufoque qui me fait toujours rire même après un énième visionnage. Le ou les films que vous montreriez de toute urgence à un enfant, pourquoi ? L’Etrange Noël de Monsieur Jack de Tim Burton, La Cité des Enfants Perdus de Jean-Pierre Jeunet et Marc Caro qui sont tous trois selon moi des réalisateurs « raconteurs ». Ils savent captiver et faire frissonner les jeunes auditoires sans niaiserie. Quel film aurez-vous le plus de plaisir à présenter lors de Mon 1er Festival ? Pourquoi ? Cartoon Circus. La musique est selon moi un tel vecteur d’émotion dans un film, que le concept du ciné concert m’a immédiatement conquise !
Dominique Duthuit : Le Grand Action
Critique pour : ex canalJ, Europe 2 et Figaroscope, actuellement en free-lance
Comment êtes-vous tombée dans la potion magique du cinéma ? : Je suis de la génération du super 8. Mon père avait une caméra et un véritable don pour saisir le quotidien. Des événements les plus banals, il tirait une saveur inédite et nous renvoyait une image sensible et émouvante de nos vies. Souvenirs d'enfance, de film(s) qui vous ont marquée...: Le cinéma était un moment rare, réservé à Noël ou aux fêtes d'école de fin d'année. Tout était bon, merveilleux, drôle, magique, les souvenirs de films se mélangent, entre les Tex Avery, les Disney ou les films de cow-boy. Coup de blues un dimanche soir ? Que regardez-vous pour vous remettre sur pieds ? Un Woody Allen, un Tim Burton, un Almodovar, un Fritz Lang, la liste pourrait être longue Le ou les films que vous montreriez de toute urgence à un enfant, pourquoi ? Le Château dans le ciel de Miyazaki, une fable qui dresse une passerelle entre le rêve de perfection et la réalité des hommes. Sans morale manichéenne, il invite à mieux se connaître et insuffle le goût de vivre dans le respect des autres et de la terre qui nous accueille. Quel film aurez-vous le plus de plaisir à présenter lors de Mon 1er Festival ? Pourquoi ? L'Expérience, le film de Abbas Kiarostami, parce chaque image est signifiante. Il faut voir ce film comme on part en voyage, avec un oeil curieux et attentif. Chacun s'en fait sa propre lecture et au final, quand la salle se rallume, il y aura autant de versions que de spectateurs. De nouveaux films inattendus jailliront de cet échange.
Joséphine Lebard : L'Archipel

Critique pour : Muze
Souvenir de cinéma le plus inoubliable : La scène d'ouverture de Diamants sur canapé : Audrey Hepburn qui marche seule sur la 5ème Avenue déserte, alors que New-York dort encore, ses immenses lunettes posées sur le nez, un café à la main, avec, en fond, la musique sublime de Mancini. Un admirable concentré de mélancolie... Coup de blues un dimanche soir ? Que regardez-vous pour vous remettre sur pieds ? Les Demoiselles de Rochefort ! C'est radical contre le blues du dimanche soir (ça marche pour les autres jours de la semaine également...) Le ou les films que vous montreriez de toute urgence à un enfant, pourquoi ? Le Diable par la queue de Philippe de Broca. Le seul film qui arrivait à nous mettre d'accord mes 4 frères et soeurs et moi dans la vidéothèque familiale. C'est fantaisiste, voire un peu barré et bien écrit. Une vraie bonne comédie.

Marion Pasquier : Le Cinéma des Cinéastes
Critique pour : Critikat

Noélie Viallet : Le Studio des Ursulines / Le Lincoln
Critique pour : Okapi, Je Bouquine et www.je-bouquine.com
Autres activités : Journaliste et auteur indépendante spécialisée ados, enfants, famille
Comment êtes-vous tombée dans la potion magique du cinéma ? Tard ! Petite, je regardais toujours les trois ou quatre mêmes films. Puis il y a eu Aladdin, vu avec mon grand-père, Titanic, le choc de mon adolescence, et Lucia y el sexo, une sorte d’évasion-transgression. Je n’aimais pas les films que mes amis ados m’emmenaient voir : Babe, American Pie, Jumanji, etc. ça ne me parlait pas. Et puis, plus tard, ça a été la découverte. Quoi ? Cela pouvait donc être ça, le cinéma ! Volver, d’Almodovar : la beauté sauvage de Pénélope m’a éclaboussée. Le Mépris, de Godard : je ne savais pas qu’on pouvait s’attarder comme ça sur le rien. Le Chat, avec Jean Gabin et Simone Signoret : ce couple qui se fait mal m’a rendu muette. Une rose entre nous d’Ozon : personne ne savait qu’il passait là, jouissif. Cœurs, d’Alain Resnais : j’ai aimé cette tristesse impressionniste, ce jeu de rideaux. La Ballade de Narayama d’Imamura : inimaginable sagesse au cœur du sordide. Cria Cuervos, Andalucia, L’Ile : c’est moi, c’est dingue. La Notte, d’Antonioni : un choc visuel… Lagaan : waouh, on peut regarder un film aussi long sans s’ennuyer. Coup de blues un dimanche soir ? Que regardez-vous pour vous remettre sur pieds ? Orgueil et préjugés version 1995 de la BBC, une longue histoire d’amour qui fait rêver ! Mon film préféré. Le(s) film(s) que vous avez vu(s) 10 fois, ou 20, ou 50... Sans honte, les Louis de Funès, et les Sissi. Toute mon enfance. On m’a trop montré La Mélodie du bonheur, j’en fais une overdose. Et puis il y a ces scènes que je n’ai vues qu’une fois, mais qui peuvent se rejouer à l’infini en moi. Mr. Bean au musée qui regarde un tableau, et Georges le mongolien du Huitième Jour, qui dit : « Quand je touche un arbre, je deviens un arbre. » J’aime les simples d’esprit. C’est souvent eux qui disent vrai. Le ou les films que vous montreriez de toute urgence à un enfant, pourquoi ? Les Aventures de Chatran (Masanori Hata), un film que j’ai habité. Crin blanc, parce que ça parle de liberté. Et les contes animés en papier de Michel Ocelot, parce que ce sont des merveilles. Quel film aurez-vous le plus de plaisir à présenter lors de Mon 1er Festival ? Pourquoi ? Terres africaines - Contes et légendes, parce que je ne connais pas bien l’Afrique et que c’est ce qui est génial avec le cinéma, on peut découvrir !
Ophélie Wiel : L'Entrepôt / Le Lincoln
Critique pour : Critikat, Aligre FM, Les Cahiers du cinéma et dans un passé lointain, Télérama
Comment êtes-vous tombée dans la potion magique du cinéma ? Réponse bizarrement facile: Autant en emporte le vent, vu vers 10 ans, souvenir ébahi et émerveillé, qui m'a donné envie de me plonger dans l'univers glamour et magique d'Hollywood, du Technicolor, mais aussi du noir et blanc... Des comédies musicales avec Fred et Ginger, des films noirs avec Humphrey (Bogart), des westerns avec Gary (Cooper), de l'aventure avec Errol (Flynn), des comédies romantiques avec James (Stewart), Cary (Grant) et Katharine (Hepburn), devenus mes icônes et mes meilleurs amis à la fois. Coup de blues un dimanche soir ? Des comédies romantiques hollywoodiennes contemporaines, plaisirs de spectateurs peu avouables pour le cinéphile, mais tellement agréables... A regarder impérativement sous la couette, en pyjama avec un chocolat chaud (tiens, Bridget Jones...). Ou alors un bon Monty Python, avec quelques histoires d'hirondelles transportant des noix de coco, d'after-eights explosifs ou d'ex-lépreux mécontents ! Le(s) film(s) que vous avez vu(s) 10 fois, ou 20, ou 50... Les Demoiselles de Rochefort (en chantant intégralement la BO par dessus), Chantons sous la pluie (idem), My Fair Lady (toujours) ou Devdas (en yaourt, le hindi c'est difficile). Et en cas d'extinction de voix, l'intégrale de Billy Wilder, Lubitsch, Carné, Mankiewicz, Marilyn, Audrey, Marlene, Romy... Le ou les films que vous montreriez de toute urgence à un enfant, pourquoi ? Tout Chaplin. En commençant par les courts métrages pour les plus petits (Charlot boxeur notamment), puis Les Temps modernes, Le Dictateur, La Ruée vers l'or. Parce que ce sont les premiers films que j'ai vus petite fille, et que je suis très redevable à mes parents de m'avoir fait rêver et rire devant un Charlot forcé d'avaler son déjeuner par une machine devenue folle plutôt que devant un Disney sucré et gnangnan. Quel film aurez-vous le plus de plaisir à présenter lors de Mon 1er Festival ? Pourquoi ? Peau d'âne de Jacques Demy. Parce que toutes les petites filles auront envie d'avoir la chevelure dorée et les robes couleurs du temps de Catherine Deneuve et que tous les petits garçons voudront aller à la buvette en cachette avec elle.
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